vendredi 19 juin 2015

R comme Recensement ou comment trouver des infos sur ses aïeulEs #challengeAZ

Les registres d'état civil donnant peu d'informations sur la situation de nos aïeules, les recensements du XIXème siècle sont un des moyens d'en savoir un peu plus.

J'en veux pour preuve les quelques exemples suivants:

- Appoline ARNOULD (veuve de Ferdinand Petit) et sa profession

Son mari Ferdinand est décédé en 1883 à Lérouville (Meuse). Que devient Appoline?
Les registres du recensement m'en donne une petite idée sur l'année 1891.
Alors qu'elle a 55 ans, j'y apprends le métier, ou plutôt la condition, d'Appoline, et où elle vit.
Archives Meuse - Recensement - page 2 Lérouville (E dépôt 214 / 37)
Appoline exerce la profession de logeuse et héberge 2 pensionnaires :
- Camille Pannetier, 38 ans
- et Antoine Wasbauer, 46 ans,
tous deux carriers.

Je ne trouve d'ailleurs plus de traces d'Appoline après cette date.

- Solange PLISSON et sa famille d'enfance

Solange est née le 5 décembre 1826 dans la petite commune de Condé, réunie plus tard à celle de La Celle-Condé (18).
Elle est la fille de François Plisson et de Marie Selleret, sa mère, qui décédera en 1830 alors que Solange n'a que 4 ans.
A ses 9 ans, en 1836, a lieu le dernier recensement pour Condé, et y figure Solange avec sa famille de l'époque:
Archives Cher - page 9/13 Condé 1836 27J 0004
Son père François, laboureur de profession, s'est remarié avec Marie JAMMET.
Cette nouvelle épouse s'occupe de 3 enfants issus du 1er mariage de François: François, Silvain et Solange mon aïeule ; mais aussi de Marguerite, et Marie, ses propres enfants qu'elle vient d'avoir avec le chef de famille.

Une famille qui s'est donc agrandie et dans laquelle Solange a eu une mère d'adoption et des nouvelles demi-soeurs.
Ce tableau d'un état de la famille peut grandement faciliter les recherches sur les collatéraux existants.

- Marie Jeanne RIDET et Marie Madeleine VEILLAT, veuves et mères célibataires

Toutes les deux furent veuves très tôt et se retrouvèrent avec des enfants en bas âge.

Alors qu'elle attendait son 4ème enfant, Marie Jeanne RIDET perd son mari, Antoine CHEVALIER, en 1836 à Neuvy-sur-Barangeon, commune solognote du Cher.
Je la retrouve dans le recensement de la commune en 1846:

 J'y apprends:
- qu'elle ne s'est pas remariée, 10 ans après,
- qu'elle est journalière, afin de subvenir aux besoins de son fils
- et qu'elle ne réside plus qu'avec son cadet, Baptiste.

Même situation pour Marie Madeleine VEILLAT qui a perdu son mari, Jules Chevalier, en 1903, et qui est mentionnée avec son dernier enfant en 1911, dans la commune de Vouzeron (Cher):

Sa situation de famille est chef de ménage mais aucune profession n'est indiquée.

De quoi vivaient les mères célibataires?

Et vous, que vous ont appris les recensements sur vos aïeulEs?


1 commentaire:

  1. Les recensements sont une mine. J'ai appris qu'un de mes ancêtres était paralytique, qu'avant cela, il avait hébergé son petit-fils.
    Regrouper les informations dans un même tableau permet de mieux voir l'évolution de la famille.

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