dimanche 6 avril 2014

Une mort atroce dans la forêt de la Reine #archivesinsolites

Chers lecteurs, sachez que la sérendipité a du bon!
Vous n'en doutiez pas, et moi encore moins.
Elle nous apporte son flot de surprises mais aussi d'anecdotes.
De certaines, on peut s'en délecter, par les avancées qu'elles nous procurent.
D'autres, un peu mois, par leur côté cocasse...ou trash? :)

Au passage de mes lectures des registres paroissiaux de la paroisse de Royaumeix, située de nos jours dans le département de la Meurthe et Moselle, j'ai découvert l'acte d'inhumation évoqué plus bas.

Avant de vous retranscrire les dires du curé, je vous situe géographiquement cette paroisse lorraine, située dans la forêt de la Reine, dans la plaine de la Woëvre, entre Côtes de Meuse et Côtes de Moselle, terre de mes ancêtres paternels.
http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/1_navigation.php#
Archives Départementales de Meurthe et Moselle en ligne - B. (1692-1708, 1713-1716, 1718-1726, 1728-1792), M. (1692-1708, 1713-1715, 1719-1726, 1728-1792), S. (1693-1707, 1719, 1726, 1736-1792) - période 1692-1792 - cote 5 Mi 465/R 1  

 Le curé de la paroisse d'Andilly (jouxtant celle de Royaumeix) nous raconte ceci:

 "Jean gerardin charbonnier demt (demeurant) dans les bois de roüaumeix aagé
de        , ans environ est mort le dernier jour du mois de fevrier
de l'année mil sept cent sept, n'ayant pu recevoir que les psaumes?
de penitence et d'extreme onction à cause d'un chancre qui luy avait
rongé et fermé la bouche et son corps inhumé au cimetière dudit
roüaumeix"
Humbert pretre curé d'andilly

 Il n'y a pas plus d'indications mais ce charbonnier a du souffrir un bout de temps, voire agoniser...

Comme dirait l'autre: "et bon appétit bien sûr!"

samedi 5 avril 2014

Charrons en Lorraine, de père en fils 2/2 #geneatheme

Comme je le disais dans la première partie de cet article, je suis issu d'une longue lignée de charrons ; d'où mon intérêt pour ce métier.

Mon aïeul le plus récent, charron de son état, était Jean Emile PETIT, né le mercredi 22 mai 1861 à Fréméréville sous les côtes dans la Meuse.
Il se marie le 8 septembre 1888 à Lérouville, toujours dans la Meuse avec Marie Virginie GROSNARD.
Il est alors âgé de 27 ans et mentionné comme charron.

Il déménage avec mon arrière grand-père, Eugène, en bas-âge, dans le village des Carrières d'Euville ; carrières de pierre en développement où le métier de charron a toute son importance dans le transport des blocs de pierre.
Il est mentionné dans le recensement de la commune en 1926.

Il travaille alors pour la société "Civet-Pommier".

Jean Emile est peut-être présent sur cette photo mais l'agrandissement n'est pas possible - Source : Gallica "Carrières d'Euville et de Lérouville (Meuse) : Civet, Crouet, Gautier et compagnie, propriétaires, 1889 / A. Pepper, photogr."

Il décède le 9 août 1928 à l'hôpital de Commercy mais je ne sais quelle en est la cause: des suites de son activité, ou d'une blessure?

Jean Émile est le fils de Joseph Ferdinand PETIT (appelé plus communément Ferdinand) et d'Appoline ARNOULD.
Ferdinand PETIT est né le 14 mai 1837 à Rambucourt, à côté de Fréméréville, dans la Meuse.
Il était menuisier mais également charron, comme en atteste son acte de mariage du 30 octobre 1860 avec Appoline ARNOULD à Fréméréville.
Archives Départementales de la Meuse - page 136 Cote 2E202 1853-1862 Fréméréville
Fréméréville : commune où son père Alexandre PETIT, est sûrement parti vivre pour continuer à exercer la profession de charron.
Tout comme son fils, Alexandre est né à Rambucourt le 18 mars 1797.
Ce que j'aime chez cet aïeul, c'est son écriture, à travers la découverte de sa signature :
Archives Départementales de la Meuse - page 136 Cote 2E202 1853-1862 Fréméréville
 Celle-ci a un côté très droit, rectiligne mais très pensée en même temps.

Alexandre, encore plus que sa descendance, n'a pas hésité (obligé?) à bouger pour travailler, et dans le même temps, rencontrer ses épouses:
- en 1818 à Ourches sur Meuse, il se marie avec Marguerite CHAPPUT,
- en 1826, il se marie à Griscourt en Meurthe et Moselle avec Luce LARTILLOT, mon aïeule.
28 juin 1826 - acte mariage Alexandre Petit et Luce Lartillot à Griscourt (54) - AD54 1793-1871 5 Mi  237/R 2

Dans son acte de mariage, Alexandre est mentionné comme le fils de Jean André PETIT, charron et de Françoise Salzard.
Lors de son décès le 12 janvier 1826 à Rambucourt, avant le mariage de son fils, Jean André, était indiqué comme charron.
Archives Meuse - Rambucourt
Lors de son mariage avec Françoise Salzard le 7 octobre 1788 à Rambucourt, Jean-André PETIT, alors âgé de 26 ans, charron de profession, est dit fils de Jean PETIT, charron de la paroisse de Mandres aux Quatre Tours.
Archives Départementales Meuse - Registres paroissiaux Rambucourt Cote E dépôt 312 (1 E 5)  page 48
La famille PETIT est en effet originaire du département de la Meurthe, plaine de la Woëvre, à côté de la forêt de la Reine, propice pour trouver la matière première nécessaire au charron.
Des Villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui
Jean PETIT, est un des ancêtres sur lequel j'aimerais vraiment en savoir plus.
Il n'était pas simplement charron : il était "maître" charron, comme l'atteste son mariage avec sa 3ème épouse, mon aïeule, Marie SALEUR le 28 juillet 1750 à Toul, paroisse Saint-Amand:
Archives Départementales Meurthe et Moselle page 407 Toul Paroisse Saint-Amand B., M. (1741-1758), S. (1741-1754) 1741-1758 5 Mi 527/R 22





La maîtrise suppose que Jean a réalisé un Tour de France en tant que compagnon...
Sur son acte de mariage, la qualification de maître est écrite comme suit :
Récapitulatif de la lignée patronymique:

Mansuy PETIT (Avrainville)

Claude PETIT (1683 Andilly -1720 Andilly) 

Jean PETIT (1709 Andilly - ?)

Jean André PETIT ( ? - 1826 Rambucourt)

Alexandre PETIT (1797 Rambucourt - 1868 Fréméréville)

Ferdinand PETIT (1837 Rambucourt - 1883 Lérouville)

Jean Émile PETIT (1861 Fréméréville - 1928 Commercy)

Eugène PETIT (1889 Lérouville - 1964 Commercy)

Marcel PETIT (1925 Euville - 2012 Lure)

X PETIT

Moi

Ci-dessous le parcours réalisé par mes ancêtres charrons autour de la forêt de la Reine:

mardi 1 avril 2014

Charron: le métier 1/2 #geneatheme

Pourquoi parler du métier de charron...? Un métier que je ne connaissais pas, qui ne me signifiait rien jusqu'à l'adolescence.
Je n'aurais jamais pu croiser un artisan charron, tout simplement, parce que ce métier n'existe plus, ou presque plus.

C'est grâce à mes débuts dans la généalogie que j'ai découvert ce métier, parmi tant d'autres choses.
Et les premiers à m'expliquer ce que cela représentait furent...mes grand-pères.

Ils me l'expliquèrent car je découvrais que mon aïeul éponyme, Jean Émile PETIT était charron de son état.
Mon grand-père Marcel n'a pas connu son grand-père paternel, décédé en 1928 à Commercy dans la Meuse, très peu de temps après qu'il soit né.
Je ne sais pas de quoi est décédé cet ancêtre dont je ne possède pas de photos.
Ce que je sais, c'est qu'il est issu d'une lointaine lignée de charrons...

Si mon arrière grand-père, Eugène, que vous connaissez déjà, n'était pas devenu mécanicien ajusteur, il aurait peut-être suivi les pas de son père. Mais le début du XXème siècle ne croyait qu'en l'industrialisation et son vent de "modernisme".

Je parle, je parle... mais en quoi consiste le métier du charron?
Le site Internet de l'institut des métiers d'art nous indique que "le charron utilise le bois et le fer pour construire et réparer des véhicules attelés. Le cœur de son métier est sa maîtrise de la roue. Le moyeu est en orme, les raies en acacia et les jantes en frêne. Le cerclage est réalisé par forge et cintrage. La roue est ensuite enchâssée à chaud." 

C'est là que mon grand-père m'expliqua que le bois était chauffé afin qu'il devienne flexible et prenne une forme arrondie. Ah bon??
Je connaissais bien le métier de menuisier, d'ébéniste, mais pas ce soit-disant charron.
Pourrait-t-on dire qu'il s'agissait d'un travail très complet? puisqu'il travaillait aussi le fer demandant ainsi une certaine dextérité.

En Angleterre, on dit: "A bad wheelwright makes a good carpenter; un mauvais charron fait un bon charpentier"
Dans le Suffolk, le proverbe est encore plus énergique....: "A wheelwright dog is a carpenter's uncle; un chien de charron est l'oncle du charpentier".

Tout cela demande quelques recherches, n'est-ce-pas?

L'Institut des Métiers d'Art m'informe également que pendant "longtemps, chaque commune de France posséda au moins un charron, souvent deux ou trois."
"Mais dans les années 1950, le développement des pneumatiques tarit rapidement la demande de roues en bois. Leur travail relève surtout de la fabrication et non de la restauration : une roue en bois bien faite peut durer indéfiniment même si elle doit parfois subir quelques réparations."
"Jusqu'à la dernière guerre, la charrette tirée par les chevaux, voire par les bœufs était encore bien présente dans les campagnes. Si on y ajoute les calèches, tombereaux et autres véhicules hippomobiles, ainsi que les réparations diverses, le travail était assuré pour un ou plusieurs charrons par village."
Un métier donc très utile dans notre France d'autrefois.

La pratique du métier de charron:

De mes cours d'histoire au lycée, je me souvenais de l'encyclopédie de Diderot et d'Alembert sur les métiers.


11 Volumes de planches furent publiés de 1762 à 1772, avec un Tome III contenant 201 planches, dont une sur le charron.

On y voit ci-dessous ce que pourrait être le local du charron et ses outils :
 
C’est pendant l’hiver et la saison creuse que le charron fabriquait les roues et divers éléments constituant une charrette. Il arpentait aussi les forêts pour y repérer les arbres dont il allait se servir les prochaines années.

Le site "Coutume et Traditions" décrit très bien le métier de charron, entre :

- le choix important du bois (l'orme, le chêne, le frêne, le hêtre ou le charme...),
Durant l'automne, le charron repère les arbres qui seront abattus en hiver, comme il se doit, après les dernières montées de sève. Les troncs sont ensuite débités en planche et stockés en attendant le séchage. 
Le charron utilise essentiellement les essences de bois suivantes : 
Le chêne pour toutes les parties qui exigent une solidité à toute épreuve, l'acacia et le chêne sont utilisés pour la fabrication de la roue (jante et rayons). Le moyeu, quant à lui, est issu de l'orme. Pour les autres éléments, moins importants, le sapin, le frêne ou le hêtre étaient utilisés.

- la réalisation de la roue
commons.wikimedia.org
- l'embattage ou le frettage (le cerclage ou fixage par le métal),
Ayant une forge, il cerclait de métal ces grandes roues...n'ayant pas besoin de faire appel à un forgeron
http://mariefb.pagesperso-orange.fr/vieux%20metiers/charron.htm

- et les outils propres au charron

A l'aide de différentes scies, il va débiter les arbres en planches, longerons et traverses de différentes tailles. Les longerons, taillés dans un seul arbre et long de sept à huit mètres, constituent la base de toute charrette ; ce sont eux qui porteront la charge allant jusqu'à plusieurs tonnes. Leur extrémités, sur deux mètres, est arrondie à la plane pour former les brancards où viendra prendre place l'animal tracteur, cheval ou bœuf. 
 La plane est un outil tranchant à deux poignées qui travaille comme un rabot ; par le passé, c'était un outil très utilisé. Le châssis de la charrette, constitué de planches, était entièrement assemblé par tenons et mortaises. Les outils utilisés sont connus de tous les menuisiers : compas, vilebrequin, gouge et ciseaux à bois.
Le travail le plus délicat était la fabrication des roues. Le moyeu de la roue, en orme, était dégrossi à la hachette et fini au ciseau à bois; le trou de l'axe était fait au moyen de tarières. Les rayons (plus souvent appelés rais) en chêne étaient ajustés à la plane. La jante était constituée de plusieurs parties (en nombre impair pour la solidité de l'ensemble) découpées dans des planches d'un dizaine de centimètres d'épaisseur. Chacune de ces parties recevait deux rayons.
Quand le charron n'avait pas de forge, il se rendait ensuite chez le forgeron pour cercler les roues. Ce travail était très délicat et devait être fait avec rapidité (pour ne pas brûler le bois) et précision (pour la solidité).


http://geneaduranton.free.fr/html/metiers.htm

L'évolution du métier au fil du temps
A partir du moment où l'homme a utilisé la roue pour construire des véhicules, il y a eu des charrons. Ce métier existe probablement depuis plus de 4000 ans.
Les premiers carrosses sont apparus au Moyen-Age. Les charrons faisaient partie de la corporation des "entrepreneurs de carrosses, coches, chariots, litières, brancards, calèches". 
Le statut de charron est officiellement reconnu en 1658 par Louis XIV.
L'âge d'or de ce métier s'est étalé sur plusieurs siècles. Il fallait un savoir-faire très grand, acquis pendant plusieurs années de compagnonnage, puis ensuite encore plusieurs années de pratique. Le charron a suivi l'essor du monde rural, jusqu'au milieu du XXème siècle.
L'industrialisation des campagnes a signée son arrêt de mort.

Les charrons de Rouen avaient pour patronne sainte Catherine, dont l'emblème est une roue, et ils
célébraient leur fête à l'église Saint-Ouen. Leur chef-d’œuvre de réception à la maîtrise consistait dans l'ajustage d'une roue ou le montage d'une voiture.


Sources:
- Institut des métiers d'art:
http://www.institut-metiersdart.org/metiers-d-art/arts-et-traditions-populaires/charron
- Coutumes et Traditions:
http://www.coutumes-et-traditions.fr/vieux-metiers/le-charron/
- Quelques vieux métiers...:
http://mariefb.pagesperso-orange.fr/vieux%20metiers/charron.htm
- http://metiers.free.fr/ac/c003_b.html
- Legendes et curiosites des metiers - Munseys
- Louis Augustin Raimbault, charron sur "Rencontres avec mes ancêtres"

dimanche 9 mars 2014

Les photos de famille : Tri et inventaire (étape 2/4)

Étape préliminaire : premier tri!

Pour assurer une certaine cohérence dans l'inventaire qui va suivre, il est nécessaire de faire un tri, au choix:
- par branche de famille : arrière grand-père, famille de la grand mère,
- par rapport à un lieu,
- ou par thème: guerre 14-18, métier...
Ce tri dépend du nombre de photos en notre possession...mais aussi de l'animal ou plutôt de la "bête" présente dans votre foyer (cf. photo ci-dessous: un intrus s'est glissé parmi les photos...).
Collection Benoît PETIT "Faites comme si je n'étais pas là"


Collection Benoît PETIT - "Est venu le temps des croquettes..."


Étape principale: Inventaire des photos

Après ce premier tri, vient l'enregistrement de l'intégralité des photos.
À quoi sert un inventaire? Il va permettre de faire un état des lieux de l'ensemble des photos en notre possession.
Il sera intégré dans un tableau Excel avec plusieurs rubriques et des filtres destinés à retrouver en un clin d’œil l'ensemble des photos relatives à un ancêtre ou à une famille, mais aussi et surtout toutes les informations relatives à une photo bien précise.

Présentation du tableau


Il s'agit de mon premier essai qui est donc perfectible.

Il comporte les colonnes suivantes:

- type de photo: photo ou carte postale photo. Je possède quelques portraits intégrés dans une carte postale. J'ai ainsi décidé de les inclure dans mon inventaire.
Collection personnelle Benoît PETIT - photo carte postale Eugène PETIT à droite rangée du haut

Collection personnelle Benoît PETIT - photo carte postale Eugène PETIT à sa soeur, Alice Petit, et son beau-frère Paul Chenevat

- numéro d'enregistrement que l'on va noter également dans le même temps sur la photo (cf. ci-après).
J'ai choisi de numéroter les photos au fil de l'eau en essayant tout de même de mettre à la suite les photos concernant les mêmes aïeux.
Au tout début, je pensais opter pour une série de numéros par branche de famille: 100 (famille Petit), 200 (famille Viard), 300 famille (Trotereau), et ainsi de suite...
Mais finalement, cela ne sert pas à grand chose vu que le tableur Excel me permettra par le système de filtres de retrouver en deux secondes l'ensemble des photos relatives à un ancêtre. Idem pour la numérotation d'une fichier (dans un prochain article).
On peut décider d'attribuer un 1er chiffre pour telle branche de la famille mais qui ne sera parlant que pour le généalogiste mais pas pour ses proches ; l'intérêt est que cet inventaire soit utilisable le plus facilement par des personnes ne connaissant pas la famille.

- nom(s) de la ou des personnes présentes sur les photos ; si déjà identifiées au verso de la photo ou si certains visages vous sont déjà familiers
Attention, le travail ne s'arrête pas là : il faut également indiquer comme "inconnu" ceux présents mais dont on ne connaît pas l'identité
Il s'agit d'une première identification et le but est de revenir dans un second temps afin de faire des comparaisons ou des déductions.
L'autre fin est de faire des découvertes et de lancer une bouteille à la mer en cas d'épines photographiques.
- prénom : même démarche que pour le patronyme. En cas d'inconnu, il faut indiquer s'il s'agit d'un homme, d'une femme, d'un enfant ou d'un groupe.

- date: je renseigne l'année ou une estimation, une période de temps par déduction ("années 30"). Là aussi, tout dépend des éventuelles indications indiquées au verso de la photo et de la connaissance ou non des personnes photographiées.
- lieu: celui-ci permet de resituer le personnage dans un contexte, surtout pour une future biographie familiale ou un portrait. La plupart du temps, j'arrive à reconnaître certains lieux de mon enfance. Pour ce qui concerne les photographies militaires ou celles avec des inconnus, c'est beaucoup plus compliqué ; mais à force d'enquêtes...

- suite à mes échanges "conviviales de généablogueurs" d'hier midi, je rajoute une colonne "format":
Afin de faciliter les prochaines étapes dans la gestion de nos photos, il est plus qu'intéressant et pratique d'indiquer le format de la photo. A suivre...(merci +Sophie Boudarel ).
- enfin, une colonne "observations": il s'agit d'y mettre toutes les informations annexes telles que: 
*qui a écrit au dos de la carte, 
*la teneur du message, 
*destinataire en cas de photo carte postale, 
*contexte de la photo (mariage, armée...), 
*mais aussi branche de la famille à laquelle appartenait une photo avec un individu inconnu (afin de pouvoir mieux l'identifier dans un second temps).



Étape nécessaire en parallèle de l'inventaire : la numérotation du support

Faire l'inventaire, c'est bien ; mais il ne faut pas oublier l'essentiel : le support!

Il est en effet nécessaire de :

1) Indiquer le ou les personnes identifiées,
2) Si la photo vous appartient, numéroter chaque photo au verso au crayon de papier concomitamment à la saisie dans Excel

Attention, si le papier support est très fin, il faut éviter le crayon de papier pour éviter de marquer la photo. Même si la photo sera numérisée,  il est primordial de ne pas l'endommager.


samedi 1 mars 2014

Les photos de famille : un trésor à sauvegarder (Etape 1/4)

La photo de famille : un des sujets qui me tient à cœur.

En effet, ce n'est pas la première fois que j'en parle.
Courant octobre 2013, j'avais déjà évoqué l'importance de la photo de famille dans la recherche généalogique et pour donner de la vie à son arbre familial.
Anne-Marie PREHAU (3ème à partir de la gauche), ma grand-mère, avec sa main sur l'épaule d'André LUNEAU, son beau-frère. Le petit devant est Jean-Marie LUNEAU. La dame en chemisier blanc est Madeleine PREHAU, ma grande tante - collection privée Benoît PETIT

La photo de famille: un document cher à mes yeux.

Je ne suis pas matérialiste mais comme tout à chacun, j'avoue que c'est toujours émouvant de retomber sur une photo ancienne ou récente, car elle a le don de vous replonger dans votre mémoire et de vous faire ressentir en un instant des émotions

Depuis mon adolescence et mes débuts en généalogie, j'ai toujours adoré regarder les photos. 
La faute à qui? Aux grands parents...?
Avaient ils besoins d'accrocher des portraits d'inconnus et de me montrer des vieilles photos ?
Une chance, oui!
 Je pense aussi que le fait d'avoir connu même très jeune mes arrières grand-mère a dû éveiller par la suite ma curiosité.
Eugène PREHAU, mon arrière grand-père et Marguerite BONNIN alias "mémère Giguite" dans le jardin de leur maison, rue de la Râlerie à Lignières en Berry

Comment faire de la généalogie sans s'intéresser aux photos de famille?
Comment remonter dans son arbre sans mettre un visage sur un prénom et un nom alors que nous en avons la possibilité?
- La photo de famille permet de visualiser un ancêtre, se l'approprier en quelque sorte. 
- On peut y voir son environnement, sa famille et ainsi se demander : "quel est ce lieu?  Qui sont ces gens?"

Les photos sont ainsi une source d'enquêtes et de découvertes.
 
Lorsqu'on n'a pas accès aux archives physiques telles que les archives notariés ou judiciaires, obtenir des photos anciennes permet de les resituer et de remédier à la monotonie d'une collection d'ancêtres qui ne disposent que de dates de naissance ou de mariage sans plus d'éléments.
Toutes les archives ne sont pas forcément en ligne et les seules archives d'état civil ou les registres paroissiaux ne permettent pas d'"étoffer" ou plutôt d'imaginer nos ancêtres. 

Comment se procurer et accéder à ce trésor?

Il faut en effet pouvoir avoir accès aux photos de famille. 
Elles ont la fâcheuse manie d'être disséminées dans la famille et la plupart des propriétaires n'ont souvent même pas conscience de les posséder.
Celles ci étant cachées dans une boîte en métal, dans un vieux meuble...(je le dis pas expérience).
Elles peuvent également être contenues et rangées dans un album de famille sans que personne ne se soucie de qui est photographié, laissant ainsi les personnages dans l'oubli.
C'est ce qui se passe le plus souvent et on retrouve ainsi des photos sur des brocantes...

1ère étape: Trouver les photos de famille


Cette étape est le fruit de mes constatations. Ainsi, les remarques et expériences que vous pourriez m'apporter seront les bienvenues. Il ne s'agit que d'une vision personnelle. Je le dis ainsi car je resterai surpris des réactions suscitées par les photos anciennes, qu'elles soient bonnes ou mauvaises.

Comment trouver les photos? :

- Tout d'abord, même si cela paraît évident, il faut exprimer son intérêt dans les photos anciennes.
Ne sommes-nous pas les plus à mêmes d'exprimer notre engouement vu notre passion généalogique, qui mêle histoire et famille?
En faisant part de votre passion à votre famille, un parent ayant le souvenir d'avoir vu quelques vieilles photos, reviendra sûrement vers vous.
- par hasard, lors du déménagement d'un "aïeul"

- la démarche volontaire:

Je sous-entend par là d'aller soi même vers les personnes susceptibles d'avoir les photos : Y aller au culot en quelque sorte!
La démarche n'est pas si aisée!
Ne pas hésiter à contacter:
> par écrit au début,
> doublé d'un contact téléphonique,
> de lointains cousins, qui au hasard de leurs albums pourraient avoir des photos de mariage avec nos aïeux directs en photos.
Vous l'avez compris, toutes les photos sont bonnes à prendre: il est également intéressant d'avoir une connaissance photographique des collatéraux dont on sait qu'ils apportent beaucoup en généalogie.

La démarche volontaire par email (courriel) est la plus confortable car beaucoup plus informelle mais pour le coup moins incitative et les mails s'accumulant...la demande risque de se perdre dans le flux.

Il faut également que le destinataire, si détenteur de photos, veuille et puisse bien les scanner.

- sur Internet? : grâce aux réseaux sociaux:
Lors du Challenge A à Z organisé par Sophie Boudarel, j'avais écrit un article sur "H comme Henriette Petit", soeur de mon arrière grand-père, Eugène.
Il y a quelques mois, un blogueur m'a contacté car en famille avec une autre soeur.
Il m'a ainsi confirmé ce que j'avais pu entendre plus jeune, et m'a envoyé des photos de famille que je n'avais pas et ainsi pu mettre un nom sur Alice, une autre soeur d'Eugène, et épouse de Paul CHENEVAT.
Je ne pensais pas pouvoir accéder à de telles photos, et grâce au blog et au challenge, j'ai pu mettre un visage sur des personnes dont m'a toujours parlé mon grand-père durant mon enfance : émouvant!
Merci encore à Jacques CHENEVAT alias  +jc roustar .

Alice PETIT et sa fille Andrée CHENEVAT - vers 1910 - Euville Carrières - Collection privée

Quelle attitude adopter pour les emprunter ?

J'ai entendu que tel membre de ma famille aurait des photos, que faire?

= Ne pas demander à se les procurer physiquement, d'emblée!
Il est peu commun qu'une famille donne des photos ou un album au premier coup.

Pourquoi? ...sachant que la photo n'a en principe aucune valeur pécuniaire.
Peut-être est ce vu comme un dernier lien avec nos parents disparus.
Comme je l'avais dit dans un précédent article, la photo fait partie de ces biens de famille auxquels certains tiennent comme à la prunelle de leurs yeux (en fais-je partie..? :-)

Après une telle annonce et sans préparation, et une fois que vous êtes chez les personnes, ne pas hésiter à se servir de son smartphone pour prendre un premier cliché (application smartphone CamScanner PDF Creator).

La prochaine étape est de demander s'il est possible de les emprunter peu de temps afin de juste les numériser.
Justifier sa démarche avec l'objectif de réaliser un livre de famille pour l'ensemble des parents peut permettre à la famille d'accepter plus facilement votre requête; votre démarche n'en est que plus justifiée.

Lors du partage des biens de famille?
Ne pas hésiter à prendre les photos, sans scrupules, étant tout aussi légitime qu'un autre à les obtenir, tout en indiquant bien:
- qu'elles pourront être rendues,
- qu'elles seront scannées,
- et en s'engageant à les partager, numériquement notamment.
Le principal est d'avoir le fichier numérique même si posséder le support physique apparaît toujours comme détenir un trésor.
C'est ce qu'il m'est arrivé récemment et j'ai pour objectif de réaliser un album de photos que je distribuerai à ma famille.

Il n'y a que des avantages:
- vous mettez une image sur votre généalogie,
- votre famille n'aura plus un album d'inconnus!

Dans un prochain article: que faire des photos obtenues? (2/4)

Merci pour vos retours :-)

jeudi 27 février 2014

Ma participation à la Grande Collecte #1gm #geneatheme

Lundi 24 février dernier, j'ai profité de mon weekend berrichon prolongé, pour faire une bonne action généalogique que je devais faire il y a déjà plus de deux mois.
A savoir: confier un document en lien avec la 1ere Guerre Mondiale.
J'avais contacté les Archives Départementales du Cher en décembre suite à la Grande Collecte organisée en novembre et destinée à recueillir le maximum de documents de famille en lien avec la guerre.
Pour rappel, en France, une Grande Collecte s’est déroulée du 9 au 16 novembre 2013.
Grâce à la coopération de la Bibliothèque Nationale de France, des Archives de France et de leur réseau, d'Europeana et de la Mission du Centenaire, plus de 100 lieux répartis sur tout le territoire ont ouvert leurs portes à cette occasion. Plusieurs milliers de contributeurs sont venus témoigner de leur histoire familiale en lien avec la Première Guerre mondiale. Des milliers de nouveaux témoignages personnels enrichissent ainsi le site Europeana. Ces histoires sont toutes illustrées par quelques documents qui retracent la vie quotidienne des soldats et de leurs familles.

A en croire les archives départementales du Cher, la Grande Collecte a tenu ses promesses. En effet, 115 personnes sont venues partager leurs souvenirs familiaux sur la Première Guerre.

Et moi dans tout ça? J'arrive un peu après la bataille...Mais les archivistes sont toujours friands de nouveaux documents qui doivent concerner des berrichons du Cher de préférence.


Le document en question est le carnet de guerre de mon arrière grand-oncle Jean-Baptiste BONNIN né le 18 juillet 1895 à La Celle-Condé dans le Cher.

Jean-Baptiste BONNIN - collection privée Benoît PETIT

Il est le plus jeune frère de mon arrière grand-mère Marguerite, tous les deux enfants de Michel Bonnin et Marie-Louise Daoût.


Ma grand-mère m'avait confié son carnet durant mon adolescence alors que j'étais au tout début de mes enquêtes généalogiques.

Collection privée Benoît PETIT

Collection privée Benoît PETIT - mention de l'adresse de son frère

Pourquoi confier son carnet de guerre?
Tout d'abord parce que j'ai la chance d'en posséder quelques uns.
Mais également parce que Jean-Baptiste est décédé pendant la Grande Guerre : tué à l'ennemi le 9 novembre 1917.
Il fût ensuite déclaré Mort pour la France (fiche sur le site Mémoire des Hommes)

Revenons à nos moutons ou à notre document du mois, respectant ainsi le challenge du mois de Sophie Boudarel ;-)
Lundi matin, je suis arrivé aux Archives et ai contacté le responsable de la collecte qui m'a recu très gentiment.
Il a tout d'abord examiné le document pour voir s'il concernait bien un "poilu" du département.
Il a ensuite recherché la fiche matricule de Jean-Baptiste que je n'avais pas (les registres n'étant pas encore en ligne).

Nous avons également cherché ensemble sur le site Mémoire des Hommes s'il avait bien été rapatrié dans le Cher. Il se trouve que sa sépulture se trouve dans la nécropole. Je n'avais pas vérifié sur le site et j'étais persuadé qu'il reposait à La Celle-Condé!
Il repose en effet à Aubérive, dans la Marne, lieu de son décès, dans la nécropole nationale "Bois-du-puits".


Ma visite aux archives fût donc source d'informations.
Cela ne s'arrête pas là puisque je compte bien confier aux Archives des cartes postales qu'il a écrit à sa famille ainsi que quelques photos de lui afin de réaliser son portrait.

Formulaire de contribution et de dépôt d'un document
J'ai également fait part à l'archiviste d'autres carnets en ma possession et lui ai montré l'article sur mon arrière grand-père Eugène Préhau, poilu survivant, ce qui a suscité son intérêt.

Et vous? Avez-vous des documents relatifs à la Grande Guerre et en avez-vous déposé?

lundi 27 janvier 2014

2ème épine généalogique : Catherine MONNET décédée sous un faux nom...à plus de 1000km #généathème

Encore une ancêtre qui laisse plein de questions en suspens...
J'aimerai vraiment en savoir plus sur son parcours.

Catherine, vosgienne de Raon l'Etape

Catherine est née à Raon l'Etape le vendredi 12 février 1773 et baptisée le lendemain, du mariage de Pierre MONET et Catherine MANGEARD.

Source: site Internet des AD 88
Son père, Pierre, était ouvrier dans une scierie à eau de Raon l'Etape, scieries qui se sont développées dans cette commune au confluent de la Plaine et de la Meurthe, en contrebas des Vosges.

Dans sa 6ème année, sa mère Catherine Mangeard décède, laissant également 2 fils orphelins de mère.
Pierre Monet se remarie alors en août 1778 à Anne Margueritte George à Raon L'Etape.

Dix ans plus tard, en 1788, c'est au tour de Pierre Monet de décéder et de laisser les enfants orphelins avec leur belle-mère.
Que devient Catherine?


Son mariage dans la Meuse

Elle réapparaît alors le 25 brumaire de l'an VI (15 novembre 1797) dans l'acte de mariage qui l'unit à Nicolas MORISOT, marchand boucher de Rigny la Salle, département de la Meuse.


Nicolas est alors déjà veuf d'Elisabeth Guillaume et divorcé de Jeanne Thiebaut (la raison du divorce restant à découvrir...) et est de 19 ans son ainé.
Catherine est elle âgé de 25 ans à l'époque, et était sa domestique, et a accouché d'ores et déjà d'un fils, François.

Pourquoi Rigny la Salle?

A son mariage, son témoin est François LECAPé, son oncle, aubergiste de la commune de Vaucouleurs et qui était le mari de Marie Anne Mangeard, tante maternelle de Catherine.

A sa majorité et aux lendemains de la Révolution, Catherine a sûrement rejoint sa tante maternelle pour y trouver refuge et travail.

La noyade de son époux

Cet épisode, déja traité dans un précédent post, fait ressurgir Catherine qui est témoin dans l'acte de décès de Nicolas Morisot du 13 fructidor an VII, qui s'est noyé au retour d'un jour de foire.
Catherine se retrouve ainsi veuve avec 1 fils en bas âge, et enceinte de mon ancêtre Auguste MORISOT, qui naîtra le 18 plûviose an VIII.

Est-elle restée seule, s'est-elle remariée...? Aucune piste.

C'est là que s'arrête la dernière trace de Catherine....jusqu'à...

Son décès dans les Pyrénées...sous un faux nom!

 Son fils et mon ancêtre Auguste Morisot, devenu tailleur d'habits à Rigny la Salle, se marie le 21 février 1828 à Barbe FILIER.

Dans l'acte de mariage, est évoqué son père, Nicolas, et bien évidemment sa mère Catherine, qui est dite décédée, à Nay, département des Basses Pyrénées.
L'officier d'état civil précise que Catherine est enregistrée dans les actes de décès de cette commune sous le nom de SENVILLE (ou Seuville) au lieu de son propre nom qui est Monet.


Pourquoi est-elle décédée si loin de son domicile? et surtout sous un faux nom?
Etait-elle recherchée?

Isabelle Louradour, présidente de l'association "Gen&O" (Généalogie & Origines au Pays Basque) a eu la gentillesse de rechercher aux archives de ce département si une déclaration de mutation après décès avait été effectuée.

Ma plus grande crainte s'est réalisée : Catherine n'a pas de biens donc pas de mutation ! Malheureusement cette piste se ferme.


Si Catherine s'était remariée, son époux aurait été évoqué dans la déclaration ou dans son acte de décès.



jeudi 16 janvier 2014

1ère épine généalogique : Léonard CELERY (SELLERET) #généathème

Au début de l'année 2013, je lançais un appel à l'aide via un article sur ce blog concernant un couple d'ancêtre, Léonard CELLERY (SELLERET) et Antoinette ROUX, décédés tous les deux le même mois en 1766 à Crozon sur Vauvre, dans l'Indre (limite de la Creuse).
L'intitulé de mon article était le suivant : "Des racines de..."Céleri"... introuvables! Help...."

Un jeu de mot sur ce nom de famille pour cacher mon désespoir sur l'absence d'informations sur ce couple d'ancêtres! Malgré beaucoup de recherches sur Généanet notamment, je n'ai pas trouvé d'autres indices ; les autres généalogistes semblant bloqués au même stade que moi.

Léonard ne semble pas originaire de l'Indre mais peut-être plutôt du Limousin tout proche.

Je ne trouve aucune trace de son mariage, ni de sa naissance...même si j'ai trouvé dernièrement des informations sur Antoinette ROUX qui est bien originaire d'Aigurande.
J'ai, en effet, trouvé son acte de baptême, dans la paroisse d'Aigurande, le 30 novembre 1722 ; fille de Louys ROUX et Silvaine THEILLON.

Ant(h)oinette ROUX et Léonard CELERY apparaissent ensuite en 1741 lors du baptême à Aigurande de ce qui semble être leur premier enfant: Anthoinette CELERY

Ci-dessous la ligne de vie de Léonard :

492 SELLERET LEONARD 
 
DATE EVENEMENT LIEU AGE DOMICILE PROFESSION COMMENTAIRES SOURCE
né vers 1686? Naissance ?
Mariage?








































10 octobre 1741 Baptême Antoinette CELERY Aigurande laboureur  laboureur (au lieu à la faucille = à lieu-dit "la Sarsille = Charsille)parrain : Louis ROUX marraine: Antoinette ROUX AD 36 page 105/223 registre aigurande 1731-1751
15 novembre 1743 Baptême Antoine SCELERY Aigurande fils de Léonard SCELERY et Antoinette (..) ROUXparrain: Antoine Guillan ou Guillaumet marraine: Silvaine TILLON Aigurande     AC     AC     BMS     1731-1751 
14 janvier 1747  Baptême Michel CELERI  Aigurande parrain: Michel CABOCHE marraine: Marie ROUX Aigurande     AC     AC     BMS     1731-1751 
30 avril 1749 Baptême Louys CELERIS Aigurande fils de Léonard CELERIS et de Toinette LE ROUX parrain: Louys NICOLAS marraine: Jeanne DODON AD36Aigurande     AC     AC     BMS     1731-1751
15 novembre 1751 Baptême François CELLERY Crozon sur Vauvre parti s'établir à Crozon à compter 1749 ou 1750? journalier né d'aujourd'huiparrain: François BRUNET marraine: Jeanne AUBARD AD 363 E 61/1-2     BMS     1731-1777 page 120 
5 septembre 1754  Baptême Marie CELERY Crozon sur Vauvre journalier née d'hierparrain: Henry ROUX (son oncle d'après acte de mariage de Marie - à Aigurande en 1779?) marraine: Marie YVERNAUD AD 363 E 61/1-2     BMS     1731-1777 page 146 
21 janvier 1757 Baptême André CELERY Crozon sur Vauvre parrain: André ROUX marraine: Marguerite LACUNE (LAUNE)absent lors du baptême AD 363 E 61/1-2     BMS     1731-1777
27 juillet 1760 Baptême Simon SELLERY Crozon sur Vauvre né de cette nuitparrain: Simon CLEMENT marraine: Marguerite MEBROT absent lors du baptême AD 363 E 61/1-2     BMS     1731-1777
16 janvier 1764  Baptême Silvain CELLERET Crozon sur Vauvre ? né de cette nuit (nuit dernière) de Léonard CELLERET et Toinette ROUXabsent lors du baptêmeParrain: Silvain RENAUDMarraine: Toinette CELLERET AD36
17.10.1766 Inhumation Antoinette ROUX Crozon sur Vauvre ca 45 ans témoins Denis Brunet et Michel Celeri AD 363 E 61/1-2     BMS     1731-1777 
22.10.1766 Inhumation de Léonard Crozon sur Vauvre ca 80 Crozon sur Vauvre époux en secondes noces d'Antoinette ROUXtémoins Denis Brunet et Michel Celeri AD     3 E 61/001-2     BMS     1731-1777 
31.10.1766 Inhumation de Silvain CELLERET Crozon sur Vauvre environ 3 ans Crozon sur Vauvre témoins: Denis et Philippe BRUNETfils de feu Léonard et de feu Antoinette AD 363 E 61/1-2     BMS     1731-1777

Je suis allé sur les relevés des mariages en ligne de la société généalogique du Bas Berry mis à disposition sur le site Internet des Archives de l'Indre .

J'ai regardé dans les communes d'Aigurande, de Crozon sur Vauvre, et j'ai appliqué la méthode dite de l'escargot : rien.
Rien dans la Creuse non plus.

Léonard, lors de son décès, est dit époux en secondes noces, mais n'est pas évoqué sa première épouse, ni son lieu d'origine.

Son nom de famille est très changeant, et s'écrit différemment suivant l'oreille du curé en place:
- CELLERY
- SELLERET
- voire CELERIé
Cette dernière version, phonétiquement, se retrouve dans le Limousin, c'est-à-dire Corrèze, Creuse, voire même en Auvergne avec le Cantal, mais aussi la Dordogne.
Je trouve même des CELERY dans l'Ariège, l'Aveyron, ou les Hautes-Pyrénées.
Je doute qu'il fût âgé de 80 ans environ à sa mort, et qu'il ait été père à ...78 ans, mais ça, c'est une autre histoire...

Si quelqu'un a une piste, elle est bien évidemment la bienvenue :-)
Merci d'avance...