lundi 27 juin 2016

O comme Orelle, lieu d'origine de mon aïeul Jacques Berrard #Savoie #ChallengeAZ

Sainte Aurelle, ou plutôt Orelle, est le lieu d'origine de mon Sosa n°2526, alias Jacques BERRARD.

C'est ce qui apparaît dans son acte de mariage avec Mengeon Vaillant le 4 juillet 1673 à Void, dans la Meuse.

Cela me fait un nouvel aïeul et ainsi un nouveau père savoyard!
Origines auxquelles je ne me serais pas attendu de la part de mes ancêtres lorrains.

Voyez plutôt:
Archives départementales de la Meuse - Void 1670-1709 (2 E 587 (2)) Lien d'accès

"Jacques berrard fils de feu Nicolas Berrard aagé de vingt sept ans
natif de saint Aurelle diocese de St Jean de Morienne en Savoye au vu
permission et certificat du curé dudit lieu et permission de Me Le....
... official capitulaire apres serment epousat Mengeon fille de Blaise Vaillant du
bailliage de Vacon aagé de vingt cinq ans le quattriesme Juillet, tesmoings
Ledit Vaillant père Nicolas...."

...un ancêtre savoyard, qui sait signer, ce qui est à signaler!

D'après les cartes de Cassini disponibles sur le site Géoportail, Orelle se situe bien dans le duché de Savoie, et il n'y a donc pas plus de précisions disponibles.

Source: géoportail

vendredi 24 juin 2016

N comme Nounou: le père veuf et les enfants dans tout ça?

Combien de fois j'ai pu croisé des ancêtres, mariés maintes fois, alors qu'ils étaient déjà pères?
La plupart sont devenus veufs, une fois, deux fois, voire plus, car leur épouse est décédée lors ou des suites de l'accouchement.
Suite au décès de l'épouse et de la mère de famille, que fait le chef de famille pour des enfants alors qu'il est censé aller s'occuper de ses terres?
Plusieurs possibilités s'offraient à lui
- confier les enfants à ses parents, s'ils sont en vie?
- les confier à ses beaux-parents?

La solution la plus aisée serait de se trouver une nouvelle épouse, mais au-delà de ça, une nouvelle mère qui puisse s'occuper des enfants du ou des premiers lits, c'est-à-dire, une mère sociale pour les enfants : la fameuse Marâtre.

Une complexité familiale et organisationnelle qui ne date pas de notre époque.
Encore fallait-il régler la succession et bien veiller, et cela était l'affaire de la famille maternelle, à ce que les enfants du 1er lit héritent bien de leurs mères, afin que leur père, et surtout la marâtre n'aient pas accès aux biens maternels, et ne puissent en disposer.

Je vais prendre pour exemple mon aïeul berrichon, Fiacre MARTINAT, laboureur dans le lieu-dit "Les Mottes" en la commune de Rezay, village de sorciers.
Source: Carte générale de la France - Cassini - lien d'accès

Fiacre est né le 8 mai 1794, fils d'Etienne et de Marie MENIT (ou MENY).

De son mariage le 12 janvier 1818 à Rezay avec mon aïeule Marie BESSEMOULIN, il aura 6 enfants:
    Seuls 3 d'entre eux vont dépasser le stade de nourrisson.

    Le 23 octobre 1831, à l'âge de 31 ans, Marie Bessemoulin décède, laissant Georges, 1 an, Marguerite, 4ans et Anne, 6 ans!

    Il faudra attendre le 19 août 1834 pour que Fiacre se remarie le 19 août 1834 à Rezay avec Marie Jeanne AUBAILLY, qui décèdera à son tour peu après le 17 avril 1835 à 27 ans.

    Le 3ème mariage de Fiacre n'arrivera qu'en 1837.

    Comment Fiacre a t-il "géré" ses enfants entre 1834 et 1837?

    Un indice est peut-être donné dans le premier recensement de la commune en 1836 mis en ligne par les archives du Cher.
    Archives du Cher - Lien d'accès
    En 1836, Fiacre a donc bien 3 enfants...en vie! 
    Mais je ne retrouve pas Marguerite, qui devrait avoir 9 ans! A la place, je trouve une Marie qui a 6 ans...
    Marguerite a t-elle été confiée à une autre famille? Mais pourquoi en aurait-il récupéré une autre?

    Bref, avec le père et ses 3 enfants, il y a 3 domestiques: pas mal pour un laboureur! à savoir:
    - Marie AUPERT, domestique, 18 ans
    - Jean ALLEGRET, aussi domestique, 18 ans également,
    - et Fiacre GALèSE, domestique de 15 ans.

    Les enfants étant toujours avec le papa, j'en déduis que c'est sûrement la domestique, Marie, qui devait s'occuper du lange et du chaudron.
    Je n'y vois pas de mère-grand, de marâtre ou autre.

    Les enfants ont-ils gardé un lien avec cette Marie AUPERT? 

    Et vous, vos aïeux avaient-ils également recours à une "nounou"?

    samedi 18 juin 2016

    M comme Matricule Militaire de Michel au XIXème siècle #challengeAZ

    On entend souvent parler, ici et là, du matricule militaire de nos aïeux combattants lors de la Première guerre mondiale.
    Il est bon de rappeler que ces registres et fiches matricules de nos soldats existaient bien avant cette guerre et notamment depuis la période napoléonienne.

    J'avais beaucoup d'informations sur mes arrières grands-pères et leur parcours pendant la première guerre: âge, degré d'instruction, résidence et profession du moment, régiments et bataillons, taille, poids, informations physiques...

    Pourquoi limiter la consultation des registres matricules aux seuls "Poilus" de nos familles?

    C'est alors que j'ai consulté les registres plus anciens du XIXème siècle lors d'une visite aux archives départementales du Cher.

    J'ai ainsi pu en savoir plus sur les pères de mes arrières-grands-pères.

    A titre d'exemple, je vais vous parler de mon aïeul Michel BONNIN, né à La Celle-Condé dans le Cher.
    Dans le registre de l'année 1871 ou 1872 (je ne retrouve pas mes notes....), outre son numéro matricule,  j'y trouve les informations suivantes:
    - les prénoms et noms de ses parents: Georges BONNIN et Solange PLISSON
    - sa domiciliation: La Celle-Condé
    - sa date de naissance: 29 janvier 1851
    - sa taille: 1m63
    - sa couleur de cheveux, de sourcils, des yeux: châtains
    - sa forme de front, de nez, de bouche: même si ces informations sont très relatives et subjectives au déclarant
    - sa profession: laboureur
    Source: Archives départementales du Cher - salle de lecture
     Sur la 2ème page du matricule, j'y trouve son parcours militaire:
    - Parti pour le 23ème régiment d'artillerie le 29 décembre 1872. Comme appelé le 30, arrivé au corps le 31,
    - Immatriculé sous le numéro 7821,
    - 1er canonnier sergent le 16 juillet 1874,
    - en congé en attendant son passage dans la réserve
    - affecté au régiment d'artillerie divisionnaire stationné à Bourges
    - passé dans la réserve de l'armée active le 30 juin 1877
    - a accompli une période d'exercices au 1er régiment d'artillerie du 26 avril au 22 mai 1880,
    - passé dans l'armée territoriale le 1er juillet 1881
    62 Régiment Territorial d'Infanterie, soldat
    - a accompli une période d'exercices dans le 8ème régiment généra d'artillerie du 13 au 25 avril 1882,
    - passé dans la réserve de l'armée générale le 1er novembre 1888,
    - libéré définitivement du service militaire le 1er novembre 1897.

    
    Source: Archives départementales du Cher - salle de lecture

    Et vous? avez-vous déjà exploré les archives militaires du XIXème siècle?

    mercredi 15 juin 2016

    L comme Légitimation par le père #challengeAZ

    J'évoquerai dans cet article mes aïeux Brigitte Robin et de son père Michel Aubailly.

    Le 17 floréal an V, dans la paisible paroisse berrichonne de Maisonnais (actuel département du Cher), naît la petite Brigitte.
    Sa mère Françoise déclare alors aux témoins que le père est inconnu.
    Ainsi, Brigitte portera le patronyme ROBIN, comme sa mère.

    Archives du Cher - page 50 Maisonnais 1794 1800 3E 619 - Lien d'accès
    L'histoire aurait pu se finir là dans mes recherches généalogiques, et avoir un enfant de père inconnu, de plus!

    Deux ans plus tard, en l'an VII, Françoise Robin, se marie dans le chef-lieu de canton, comme tous les couples de l'époque.
    Françoise épouse le 20 germinal an VII, Michel Aubailly, couvreur de son état, à la mairie du Châtelet.

    A la fin de leur acte de mariage, un paragraphe supplémentaire est ajouté:
    Archives du Cher - page 113 - Châtelet (Le) 1796 1799 3E 484  - Lien
    "Et ledit jour vingt germinal an sept Pardevant le président
    susdit et soussigné et en présence des témoins dénommés
    et l'acte cidessus et de l'autre part, les dits michel aubailly
    et francoise robin ont reconnu et reconnaissent pour leur
    enfant Brigite Robin née à Maisonnaiis le dix sept floréal
    L'an cinq suivant l'acte de naissance dressé par le dit Chéraux
    agent de la dite commune ledit jour ; laquelle Brigitte est
    annoncée dans ledit acte fille de françoise Robin et d'un
    père inconnu ; de laquelle reconnaissance ils ont requis acte ;
    et avons signé avec les cit. Pasquet et Berthoulat les
    dits michel aubailly francoise robin gabriel aubailly,
    claude robin et etienne roger ayant déclaré ne savoir
    signer de ce interpellés."

    Cet évènement mérite d'être signalé car il me semble rare.
    Il intervient pendant la période révolutionnaire, ce qui n'est pas à négliger puisqu'un tel acte de légitimation ne serait pas intervenu 10 ans plus tôt.

    Mon aïeule a donc eu un père et c'est bien l'essentiel.
    Savoir s'il s'agissait de son père biologique, est-ce important?

    Il semblerait que Michel soit bien son père, comme j'avais essayé de le montrer dans un article de 2013 relatif également à Brigitte, et à l'état d'enfant naturel (lien vers l'article).

    En tout cas, la lignée des Aubailly fait partie de mes racines ; une famille de couvreurs, sûrement d'origine creusoise.
     
    Et vous, avez-vous eu des aïeux reconnus et légitimés par leur père?

    dimanche 12 juin 2016

    K comme Kilomètres parcourus par un aïeul déja papa #challengeAZ

    Il y a des aïeux dans mon arbre qui ont parcouru des kilomètres pour diverses raisons...alors qu'ils étaient déjà pères!
    Pour quelles raisons? financières je suppose...

    C'est le cas notamment de mon ancêtre Pierre MUTELOT, né de père inconnu le 15 octobre 1776 à Rigny la Salle, département de la Meuse.

    Marié le 12 avril 1794 à Marie Anne DEROBE, toujours à Rigny la Salle, il devient papa de Nicolas Pierre le 30 octobre 1795, alors qu'il vient d'avoir 19 ans.

    Il sera père de 6 enfants de 1795 à 1805.

    J'ai découvert que Pierre avait été capitaine de la garde nationale, de manière sédentaire à Rigny la Salle pendant 8 années, je présume de 1801 à 1809, c'est-à-dire pendant la période napoléonienne.

    Je devine que Pierre était un "bon élément" et un fervent soutien de Napoléon.

    Est-ce pour cela qu'en 1809, il est parti faire campagne avec les armées napoléoniennes?
    Je suppose qu'une somme d'argent était promise à la clé, et était nécessaire à l'entretien de la famille...

    Sa fille, Marie Catherine, mon aïeule, née en 1799, a peu connu son père, et celui-ci ne sera même pas présent à son mariage en 1819, considéré comme absent.

    Il se pourrait que la famille pensait que le chef de famille était décédé ou avait disparu...et es revenu un jour comme...miraculé!

    Cette histoire militaire, je l'ai découverte grâce à son dossier de demande de la légion d'honneur, légion qu'il a obtenue en devant chevalier de la légion d'honneur.

    Ci-dessous, je vous cite les éléments de certains de mes articles relatifs à Pierre, à savoir :
    - 8 décembre 2013 : "Pierre MUTELOT, chevalier de la légion d'honneur "
    - 4 juin 2014 : "E comme Espagne et sa traversée par Pierre MUTELOT en 1813 "
     
    Bonne lecture...
    Avez-vous également des ancêtres voyageurs alors qu'ils étaient déjà pères?

    Retour sur mon glorieux aïeul :

    "Pendant tout le règne de Napoléon, les gardes nationaux ont servi de réserve à l'armée et ont été mobilisés au gré des guerres de l'Empire. 
    Ainsi, lors de la reprise de la guerre contre la Prusse, le 17 septembre 1806, l'empereur ordonna la levée, le 23 octobre, de 3 000 grenadiers et chasseurs de la Garde nationale de Bordeaux pour renforcer la défense des côtes. 
    Le décret du 12 novembre 1806, signé à Berlin, réaffirmait l'obligation de tous les Français âgés de 20 à 60 ans d'effectuer le service de la Garde nationale. Il en confirmait également l'incompatibilité pour ceux travaillant dans la fonction publique et dans l'administration ainsi que pour les ecclésiastiques. Les autres pouvaient se faire remplacer. 
    Les compagnies de grenadiers et de chasseurs, composées d'hommes, si possible, de 20 à 40 ans, pouvaient être appelées à effectuer un service intérieur dans les villes de plus de 5 000 habitants, ou un service militaire. Dans ce cas, elles étaient assimilées aux troupes de ligne."

    Ces dernières informations m'expliquent pourquoi Pierre a été enrôlé dans l'armée. Sa fonction municipale l'y a aidé. En 1809, Pierre avait 32 ans, et comportait les conditions requises pour être chasseur.

    - Entré au service actif en qualité de Sergent major au 1er bataillon de la Meuse (Garde Nationale) le 29 août 1809,
    - En cette qualité (sergent major?) au Régiment des Gardes Nationales de la garde du 1er avril 1810,
    - au 7ème régiment des Voltigeurs de la Garde le 21 mars 1813,
    - sous-lieutenant le 8 avril 1813,
    - lieutenant le 14 septembre 1813,
    - chevalier de la Légion d'Honneur le 6 avril 1813.

    Quelle ascension fulgurante pour Pierre en 1813! Cela s'explique forcément par les campagnes menées...quelles sont-elles?
    • 1809, à l'armée de tête de Flandre sous les ordres immédiats de Monseigneur le Prince de Ponto Corvo et de Son Éminence le Duc d'Istrie,
    Bessières, Jean-Baptiste, duc d'Istrie, 1769-1813
     
    • de 1810 à 1813 en Espagne, sous les ordres des généraux Dorsenne et Casarelly (Caffarelly?). 
    Mon ancêtre a peut-être participé avec le Général Dorsenne au siège d'Astorga, tentative réussie de la prise de la ville d'Astorga par les Français du 21 mars au 22 avril 1810 lors de la guerre d'indépendance espagnole.
    • 1813 en Saxe et Silésie sous les ordres de S.M. l'empereur Napoléon,
    • 1814 dans l'Intérieur sous les ordres de S.M. l'empereur Napoléon.
    Bref, des déplacements intenses!
    Pierre a dû voir et vivre beaucoup de choses. Cela demandera des recherches de ma part, pour trouver les guerres auxquelles il a participé.
    D'avance, je sens que ce sera passionnant et enrichissant pour ma culture historique.

    Le bas de la page détaillant les services et les campagnes se finit comme suit:
    Source: LEONORE


    "Certifié véritable par nous membres composant le conseil d'administration 
    dudit Régiment. Le présent état des services de Mr. Mutelot Lieutenant,
    Fait à Sandillon Près Orléans le 24 mai 1814
    signé Maillart Capitaine, Gallois Capitaine, Conus Sergent, 
    et Cousseau chef de Bataillon, le Chevalier Gatté Colonel.
    Vu par nous Sous Inspecteur aux Revues ayant eu l'Inspection
    de ce régiment: à Paris le 19 septembre 1814. Signé Liégeand

    Pour copie conforme à l'original
    qui nous a été représenté pour
    être annexé au procès-verbal d'Individualiré
    Le sous Insp. aux revues..."





    Duplicata, certificat de la Légion d'Honneur , Source: LEONORE

    Que de trouvailles sur cet ancêtre!

    Pierre Mutelot est décédé à Sorcy Saint Martin dans la Meuse, non loin de Rigny la Salle, et où résidait son fils Charles Hyppolite.
    Archives départementales de la Meuse - Cote 2 E 507 (13)  page 206
    "L’an mil huit cent quarante cinq, le six mars, à
    quatre heures du soir. Devant nous Jean Baptiste Hyppolite
    Merclier, Maire et Officier de l’état civil de la commune de
    Sorcy, arrondissement de Commercy, département de la Meuse, sont
    comparus les sieurs Charles Hyppolite Mutelot âgé de trente neuf ans,
    charron, domicilié à Sorcy, fils au décédé, et Dominique Protais
    Gervais, propriétaire, domicilié à Sorcy, non parent, âgé de soixante
    sept ans ; lesquels nous ont déclaré que cejourd’hui, à une heure après
    midi, le sieur Pierre Mutelot, âgé de soixante huit ans, chevalier
    de la Légion d’Honneur, né à Rigny-la-Salle (Meuse), domicilié
    à Sorcy, fils de défunte Anne Mutelot, décédée audit Rigny,
    veuf de défunte Marie Anne Dérobe, décédée audit Rigny,
    est décédé en cette commune.
    Sur cette déclaration, nous susqualifié nous sommes
    transporté au lieu indiqué, où nous avons vu et reconnu le cadavre
    du prénommé Pierre Mutelot, et nous étant ensuite rendu en la
    Maison commune, nous avons écrit sur le champ le présent
    acte sur les deux registres à ce destinés, en présence des deux témoins
    et déclarant qui l’ont signé avec nous après lecture et collation."

    Malgré toutes ses pérégrinations militaires, Pierre est tout de même décédée à l'âge de 68 ans. En effet, je ne pense pas qu'il soit revenu de ces différents voyages sans blessures, ni traumatismes...

    Conclusion:
    La rédaction de ces articles, comme d'habitude, m'a permis de découvrir et d'approfondir la connaissance de mes ancêtres mais aussi l'Histoire en général.