vendredi 26 juin 2015

V comme les Veuves solognotes #challengeAZ

Au XVIIème siècle, en Sologne plus qu'ailleurs dans le royaume, la démographie pèse beaucoup sur les mariages contractés.
Selon le Bulletin du Groupe de Recherches Archéologiques et Historiques de Sologne (numéro 58), à 25 ans, âge de la majorité coutumière, il ne restait plus dans une classe d'âge que 35% de la population.
La mort continuant ensuite à frapper, la durée des unions s'en trouvaient raccourcie considérablement.

A Tremblevif (aujourd'hui Saint-Viâtre), à cette époque, les deux tiers des unions ne dépassaient pas 10 ans!
Le corollaire en est le nombre considérable de veufs et de veuves qui contractent à nouveau un mariage, y compris très souvent en épousant un célibataire.

A titre d'illustration, quand mon aïeule Noëe BOUQUIN épouse Maria DESBORDES à 18 ans le mardi 3 septembre 1680 à Tremblevif, elle ne s'imaginait pas qu'à 38 ans, elle serait déjà veuve!

Culture41 page 10 E-DEPOT 231/18 -  Registre paroissial. Baptêmes, mariages, sépultures (octobre 1699-décembre 1700) 1699 - 1700

"Le vendredi 30 avril 1700 a été inhumé dans le cimetière maria Desbordes homme
de bras demt au bourg mort hyer subitement aagé d’environ 50 ans ont assisté à ses
funerailles noel Bouquin sa femme, jeanne et marie Desbordes ses filles, gentien Desbordes
frere, Elizabeth Desbordes femme de michel… soeur, Jacqu Simon
"

Noëe ne semble pas s'être remariée ensuite...

Le 24 février 1688 à Chaumont-sur-Tharonne, Marie GILLET épouse Firmin HOURY.
10 ans après, Marie devient veuve! Firmin décède en effet le 20 juin 1698 à Marcilly-en-Gaut.

Toujours à Chaumont-sur-Tharonne, Silvine GOLEAU épouse le mardi 31 janvier 1690 Silvain DAUBRAY, dont elle deviendra veuve le 11 novembre 1703.
Silvine n'avait (sous réserve de vérifications) qu'une trentaine d'années.

Qu'en est-il de vos aïeules?

mercredi 24 juin 2015

U comme Urion Marguerite de Villers #challengeAZ

Urion est le seul patronyme familial de ma généalogie commençant par un U !

Un nom de famille quelquefois écrit Uvion ou Euryon sur les registres paroissiaux de Villers-en-Haye, paroisse lorraine au nord de Toul et Nancy.

C'est à Villers que s'est mariée Marguerite Urion avec Jean Lartillot, du village de Griscourt tout proche, le 21 février 1746.

AD54 page 65/318 Villers-en-Haye 1691 1792 5 Mi 572/R 3
L’an mil sept cent quarante six le vingt et
un fevrier apres avoir cy devant
publié un ban au prône de la messe
parroissialle le dimanche de la quinquesieme
le vingt du meme mois entre Jean Lartillot fils de
Claude Lartillot et de francoise Robert ses pere et
mere de la parroisse de Griscout d’une part, et
marguerite urion fille de Claude urion et de
marie morlot ses pere et mere de cette paroisse
de villers en haye d’autre part sans qu’il y ait eut
aucun empechement ny opposition semblable publication
ayant aussy été faite audit griscourt le dit jour vingt
debvrier comme il conste par le certificat du sieur
martin mulnier vicaire au meme lieu, je soussigné
nicolas françois poirot pretre curé dudit villers en
AD54 page 65/318 Villers-en-Haye 1691 1792 5 Mi 572/R 3
haye en consequence de la dispense des deux autres bans
accordée par monsr l’official de Toul le
dix huit du meme mois de fevrier ay receu leurs
mutuel consentement de mariage avec les ceremonies
prescrites par la sainte eglise en presence des
parents et autres temoins qui ont signé et marqué
avec moy

Les registres de Villers ne contiennent malheureusement pas les feuillets entre 1720 et 1739, et je n'ai retrouvé ni le baptême de Marguerite, ni le mariage de ses parents.

Peut-être un lecteur aura une piste à me donner...?

Avez-vous un patronyme commençant par la lettre UUUUUUUUUU...?

mardi 23 juin 2015

T comme Témoins ou comment retracer la ligne de vie d'une aïeulE #challengeAZ

Plus on remonte notre arbre généalogique et plus il est difficile de retracer l'histoire de nos aïeules.

Pour en savoir un peu plus, rien de tel qu'une lecture approfondie des registres paroissiaux.
Ceux-ci, après une lecture minutieuse, peuvent nous faire ressortir des informations, tels que des actes où apparaissent mes mères-grands ou aïeulEs comme témoins ou marraines.

Cette apparition ou cette mention dans les actes aident à montrer qu'elles sont toujours vivantes, et leur donnent une qualité quelquefois d'épouse ou de veuve.

Ces quelques éléments ne sont pas à négliger pour aider à débloquer une branche, surtout quand les registres n'ont pas été dépouillés par des bénévoles ou une association généalogique.

Pour exemple:

Je possède peu d'informations en Meurthe et Moselle sur mon ancêtre, Marguerite ROCH.
Elle a épousé Louys GENTES, normand d'origine, le 14 janvier 1681 à Jaillon.


Sauf que je ne connais pas sa date de décès.
Ce que je sais, c'est qu'elle n'est pas décédée avant 1708, année pendant laquelle elle fût marraine d'un petit Jean François Viviot:
AD 54 page 163
Jaillon 1669 1792 5 Mi 270/R 1

Lisez vous minutieusement les registres paroissiaux, et vous aidez vous des mentions comme témoin de vos aïeules pour retracer leur ligne de vie?


lundi 22 juin 2015

S comme les rares Signatures de mes aïeules #challengeAZ

Pour en savoir plus sur nos aïeules, retrouver leur signature est un moyen: voir leur aisance en écriture notamment.
La signature est aussi le signe d'une certaine éducation.
Sauf que nos aïeux étaient malheureusement rares à savoir écrire et signer.
Encore plus s'agissant de nos aïeulEs!

En effet, à travers mon logiciel de généalogie, je n'ai dénombré que... 4 grand-mères lointaines ayant signé un acte d'état civil ou paroissial.

Même si la signature ne signifie pas forcément savoir écrire, j'en déduis aisément que les femmes avaient encore moins accès à l'éducation.

J'ai quelquefois parlé de mes ancêtres hommes et de leur signature, mais pas encore de leurs femmes, mères, soeurs, etc...
Attardons nous un peu sur ces écritures féminines.

Et tout cela, sur 3 périodes:

- le XVIIIème siècle avec 3 aïeules

Le 26 janvier 1733, dans la paroisse vosgienne de Crainvilliers, mon ancêtre Madeleine ROLLAND a l'honneur de signer l'acte de baptême d'une enfant née la veille, non avec la qualité de mère, mais avec celle de marraine.

Sa signature n'est pas très précise ni affirmée, mais Madeleine a le mérite d'avoir écrit l'ensemble de ses prénom et nom.
Quant à l'orthographe, est-ce elle ou le prêtre qui a commis une faute...? Le nom n'a pas d'orthographe à ce qu'on dit...



Lors de sa promesse de mariage avec Claude Saleur, Charlotte LOPIN n'a pas manqué l'occasion de de faire une belle signature, pour l'époque : à savoir en 1716.
Je remarque d'ailleurs que de nombreuses signatures figurent dans cet acte de fiançailles rédigé par le prêtre de Rosières-en-Blois dans la Meuse.
page 87 1629-1750 (E dépôt 335 (1 E 1))

page 87 1629-1750 (E dépôt 335 (1 E 1))


Cette fois-ci, c'est en Meurthe-et-Moselle, toute proche, que mon aïeule, Marguerite JEANMAIRE, a pris la plume, pour écrire ses nom et prénom en guise de signature.

Le 20 février 1759, dans la paroisse de Noviant-aux-Prés, Marguerite a l'honneur, tout comme son époux, Nicolas Davrainville, d'apposer sa signature en compagnie de nombreux parents et témoins.
Que de signatures...!
pages 435 et 436 Noviant-aux-Prés 1637 1794 5 Mi 403/R 1

pages 435 et 436 Noviant-aux-Prés 1637 1794 5 Mi 403/R 1

J'ai pu remarquer lors de mes recherches que l'écriture, et surtout les signatures étaient déjà présentes sur les registres lorrains du XVIIème siècle, et ce, même pour ceux qui n'étaient pas issus de la noblesse.
Ce qui n'est pas le cas du tout dans les registres du Berry.


- au XIXème siècle, et  plus exactement en 1895, lors du mariage de son fils, Camille PETIT, dans la commune de Boncourt sur Meuse (55), mon aïeule, Appoline Arnould, appose également sa signature.



- Début du XXème siècle
Enfin, plus surprenante, est l'écriture de cette carte postale par ma trisaïeule, Marie Madeleine Veillat, en 1913, qui, lors de son mariage en 1890 avec Jules Chevalier, était déclarée comme ne sachant signer...!!
Comme vous pouvez le voir, il s'agit d'une écriture maîtrisée...
La carte postale est donc un document et une source précieuse pour mieux connaître ses ancêtres et surtout les femmes qui les ont composé.



S'il fallait faire une conclusion, je pourrais dire qu'il ne faut surtout pas se cantonner à ce qui est mentionné dans les registres paroissiaux et d'état civil ; qu'il s'agit d'une vérité, mais que d'autres éléments caractérisant nos ancêtres sont ailleurs....la vérité est également ailleurs en généalogie.

Et vous, avez-vous bien noté, remarqué, et mis en exergue les signatures de vos aïeules?



vendredi 19 juin 2015

R comme Recensement ou comment trouver des infos sur ses aïeulEs #challengeAZ

Les registres d'état civil donnant peu d'informations sur la situation de nos aïeules, les recensements du XIXème siècle sont un des moyens d'en savoir un peu plus.

J'en veux pour preuve les quelques exemples suivants:

- Appoline ARNOULD (veuve de Ferdinand Petit) et sa profession

Son mari Ferdinand est décédé en 1883 à Lérouville (Meuse). Que devient Appoline?
Les registres du recensement m'en donne une petite idée sur l'année 1891.
Alors qu'elle a 55 ans, j'y apprends le métier, ou plutôt la condition, d'Appoline, et où elle vit.
Archives Meuse - Recensement - page 2 Lérouville (E dépôt 214 / 37)
Appoline exerce la profession de logeuse et héberge 2 pensionnaires :
- Camille Pannetier, 38 ans
- et Antoine Wasbauer, 46 ans,
tous deux carriers.

Je ne trouve d'ailleurs plus de traces d'Appoline après cette date.

- Solange PLISSON et sa famille d'enfance

Solange est née le 5 décembre 1826 dans la petite commune de Condé, réunie plus tard à celle de La Celle-Condé (18).
Elle est la fille de François Plisson et de Marie Selleret, sa mère, qui décédera en 1830 alors que Solange n'a que 4 ans.
A ses 9 ans, en 1836, a lieu le dernier recensement pour Condé, et y figure Solange avec sa famille de l'époque:
Archives Cher - page 9/13 Condé 1836 27J 0004
Son père François, laboureur de profession, s'est remarié avec Marie JAMMET.
Cette nouvelle épouse s'occupe de 3 enfants issus du 1er mariage de François: François, Silvain et Solange mon aïeule ; mais aussi de Marguerite, et Marie, ses propres enfants qu'elle vient d'avoir avec le chef de famille.

Une famille qui s'est donc agrandie et dans laquelle Solange a eu une mère d'adoption et des nouvelles demi-soeurs.
Ce tableau d'un état de la famille peut grandement faciliter les recherches sur les collatéraux existants.

- Marie Jeanne RIDET et Marie Madeleine VEILLAT, veuves et mères célibataires

Toutes les deux furent veuves très tôt et se retrouvèrent avec des enfants en bas âge.

Alors qu'elle attendait son 4ème enfant, Marie Jeanne RIDET perd son mari, Antoine CHEVALIER, en 1836 à Neuvy-sur-Barangeon, commune solognote du Cher.
Je la retrouve dans le recensement de la commune en 1846:

 J'y apprends:
- qu'elle ne s'est pas remariée, 10 ans après,
- qu'elle est journalière, afin de subvenir aux besoins de son fils
- et qu'elle ne réside plus qu'avec son cadet, Baptiste.

Même situation pour Marie Madeleine VEILLAT qui a perdu son mari, Jules Chevalier, en 1903, et qui est mentionnée avec son dernier enfant en 1911, dans la commune de Vouzeron (Cher):

Sa situation de famille est chef de ménage mais aucune profession n'est indiquée.

De quoi vivaient les mères célibataires?

Et vous, que vous ont appris les recensements sur vos aïeulEs?